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Réseau Baden Powell

Birkenwald ou la traversée du miroir

 

Nous avons reçu de Pierre, Scout de France, un courrier qui, nous le pensons, a toute sa place parmi les pochettes surprises de ce site. Et en matière de surprise, cher lecteur, tu vas être gâté !


Ce courrier a sa place ici-même car la pédagogie du scoutisme s'appuie, dès ses débuts, sur des outils développant un imaginaire adapté à chaque tranche d'âge. Combien de jeunes ont-ils été attirés vers le scoutisme grâce aux romans de Rudyard Kipling, Vera Barclay, Jacques Michel, Larigaudie, Delsuc, Simon, Foncine, Dalens ; grâce aux illustrations de Joubert ?

Et parmi tous ces ouvrages, il en est un qui marqua profondément Pierre : Le Bracelet de Vermeil de Serge Dalens, illustrations de Pierre Joubert..


Voici ce que Pierre nous a écrit :

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Le Bracelet de Vermeil… Ce livre écrit entre 1933 et 1936, aux très nombreuses réimpressions, a été le livre phare de la collection Signe de Piste : il a été vendu à plus d'un million d'exemplaires, traduit dans une dizaine de langues et donc lu par des générations de scouts !


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(catalogue en ligne Tessier-Sarrou)

 

Le Bracelet de Vermeil… L'essentiel de l'action se situe dans un château, le château de Birkenwald, avec parc et animaux sauvages, tour de guet et fantôme mystérieux, et l'inévitable salle des gardes, antichambre d'un souterrain débouchant dans des salles gothiques recélant le secret du bracelet de vermeil…

 

Tout cet imaginaire fonctionne parfaitement chez l'adolescent d'une quinzaine d'années. Tout scout ayant lu les aventures de Christian aurait vibré d'être à sa place, dans ce parc, à guetter sangliers et chevreuils, dans ce château, à élucider le mystère de la Dame Blanche, dans ces souterrains enfin, à avancer prudemment, éclairé par des torches de résine… Hélas, hélas, bien entendu, le château de Birkenwald n'existe que dans l'imagination fertile de Dalens…

 

Des dizaines d'années après ma première lecture, et il y en eut plus d'une, j'ai été amené à participer à un groupe de discussion  consacré aux livres de la collection Signe de Piste. Et là, l'incroyable, l'impensable s'est produit : j'ai appris que le château de Birkenwald existait réellement !

 

Mieux encore : à l'occasion de la journée du patrimoine, les propriétaires actuels du château acceptaient de nous faire visiter leur demeure privée, habituellement fermée au public. Rendez-vous était pris.

Chritia, une jeune femme du Doubs également passionnée par le Bracelet et moi-même nous nous donnâmes rendez-vous ce samedi 20 septembre 2003 à 12 heures, à l'hôtel des Vosges situé juste à côté du château. Nous allions faire une expérience unique : pénétrer réellement dans le décor et l'intrigue d'un roman…

 

Le soir même, Chritia rédigea un article à l'intention de nos amis du groupe de discussion qui attendaient impatiemment notre compte-rendu. Je l'aidai dans sa rédaction et le texte final fut illustré de quelques unes de nos photos.

 

Il est temps, maintenant, de laisser la parole à ma complice d'aventure pour une véritable traversée de miroir … Ne soyez pas surpris par le style et le contenu des propos relatifs au château et à ses habitants : ce sont les propres mots de la propriétaire des lieux que nous avons simplement recueillis et couchés sur le papier sans les dénaturer. Nous avons d'ailleurs soumis ce texte à son approbation avant publication.


Pierre


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Le document qui suit a été rédigé en septembre 2003 par Chritia.
Après relecture et quelques petites corrections de Pierre,
il fut publié en octobre 2003 dans "Hémisphère Sud" n° 5,
la gazette du groupe de discussion.

 

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         On y est ! Il est arrivé ! Plus besoin de torturer qui que ce soit,
plus de vierge de Nuremberg ni de brodequins, c'est bon.
Je me demande encore ce qui se serait passé
si vous aviez dû attendre encore un mois...
Mais la rédaction réussissant chaque fois le tour de force d'être 
ponctuelle (sinon assidue au travail),
vous allez enfin pouvoir le découvrir.

De quoi je parle ?
Mais du reportage de Chritia et Pierre, voyons !
De leur 
inoubliable visite au château de Birkenwald,
de leur rencontre avec l'actuelle châtelaine,
de leur découverte d'un lieu mythique..
.

 


Le texte que vous allez lire est celui publié dans "Hémisphère Sud" sans aucune modification.

Il est ici illustré par de nombreux documents que Pierre nous a fait parvenir.

La mise en page a donc été modifiée.

 

-oOo-

(texte de Chritia et Pierre, illustrations : Pierre, sauf mentions contraires)


En l'An de Grâce 2003, le 20 septembre très exactement, une expédition se rendit en la lointaine contrée d'Alsace afin de percer le secret d'un château ancestral, pour certains antre d'apparitions en tous genres, pour d'autres vestige d'un noble passé, et enfin, pour nous, symbole vivant de l'imaginaire d'un homme qui par son œuvre nous a fait rire, trembler et pleurer au doux temps de notre enfance.


https://static.blog4ever.com/2013/12/760037/Birkenwald-2.JPG(carte Michelin en ligne)


Si vous allez de Marmoutier à Wangenbourg, vous pourriez être surpris de voir surgir des arbres un clocher et un village, et plus encore de voir que se cache au cœur de celui-ci, un château, niché contre la colline.

Et quand vous passerez sur cette route, celle qui mène au cœur du village, regardez bien en contrebas : là vous le verrez, le château que chacun d'entre nous a rêvé d'explorer :


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LE CHATEAU DE BIRKENWALD


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(pour agrandir les images, clic droit et "ouvrir dans un nouvel onglet")

 

Il est midi, j'arrive enfin à Birkenwald, bien heureuse d'être à l'heure à mon rendez-vous avec Pierre qui, d'ailleurs, ayant repéré mon immatriculation 25 s'avance vers moi. Présentations, blablabla, on dit un peu de mal de tout le monde (juste histoire de vous faire enrager) et on passe aux choses sérieuses.

 

Pierre avait réservé une table à l'hôtel des Vosges et le repas commence par …

 

       ah, vous ne voulez pas connaître le menu du restaurant …

       vous préférez passer à la visite du château …

 

le riesling …

 

       non vous ne voulez pas savoir …

       d'accord, d'accord on se calme …

       si vous proférez des injures je ne dis plus rien, moi …

 

là c'est mieux ! avançons de deux heures environ.

 

Il est 14h30 et nous attendons sagement sur les marches d'entrée Madame Ghislaine Nivelleau de La Brunière née Latouche. Nous voyons arriver une Dame blonde d'environ cinquante ans, très classe dirais-je, et Pierre me reprendrait en disant très noble (le fossé des générations), possédant un humour à vous faire rouler par terre.

 

Nous commençons la visite par un peu d'histoire en faisant un tour extérieur du château.

 


 https://static.blog4ever.com/2013/12/760037/Birkenwald-6B.jpg    https://static.blog4ever.com/2013/12/760037/Birkenwald-6c.JPG

                                               (dessin de Pierre Joubert)

 

Ah,  il a bien grandi ce château depuis l'an 880 où il n'était alors qu'une maison fortifiée appartenant à une impératrice d'Outre-Rhin devenue Abbesse d'Andlau puis Sainte Richarde. Moult nobles gens ont vécu en ces murs mais je vous ferai grâce d'un cours d'histoire, je ne m'arrêterai que sur ceux qui ont particulièrement marqué ces nobles pierres.

Tout d'abord, Louis d'Ingenheim qui le reçut en 1529 et dont le fils bâtit le château tel qu'il est encore actuellement  (souvenez-vous de la date 1562 sculptée au-dessus de la porte nord). 


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Surmontant cette inscription, les blasons des deux familles d'Ingenheim et Lansberg, son épouse. De ces deux blasons, l'un doit vous dire quelque chose. Nous verrons ce détail plus tard.


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Revenons à l'histoire. Vint la guerre de Trente ans. Les Français étant à peine moins barbares que les Suédois, on les appela à la rescousse : ce furent des Normands qui débarquèrent et l'un d'eux, Gabriel du Terrier, épousa Marie Ursule d'Andlau et s'installa à Birkenwald. Cet homme avait amené avec lui de nombreux normands qui s'aperçurent que le vin valait bien le cidre, que le schnaps pouvait fort bien remplacer le calva et que les filles n'étaient pas plus mauvaises ici qu'ailleurs.

 

Ils s'installèrent au village décimé par la guerre et firent souche : encore aujourd'hui beaucoup de ces fiers alsaciens sont en fait fils de normands.

 

D'autres se succédèrent et c'est vers 1745 que la famille de Latouche, actuelle propriétaire, apparut dans l'arbre généalogique des Seigneurs de Birkenwald.


-oOo-

 

Mais voici celle que l'on attend impatiemment, notre fameuse Dame Blanche

Marie Françoise Wilhelmine Cécile Jacinthe Colette Ferdinande Dupres d'Ordal de Birkenwald, dite Fanny, fut investie du fief à 3 ans en 1783. Mais très vite, la Révolution fit fuir sa famille qui se réfugia en Autriche où sa beauté la fit nommer "Dame de l'Ordre de la Croix Etoilée".


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(document Wikipedia)

 

Les temps devenant plus calmes, elle revint à Birkenwald où elle rencontra l'aide de camp d'un Bonaparte que l’on n’appelait pas encore Napoléon : le marquis Jean-Baptiste Grimaldi, de Gênes. Elle l’épousa le 16 mai 1802.

 

Sur l'une des portes du château, témoin de cette alliance, on voit l'écusson des Grimaldi, avec sa devise DEO JUVANTE, accolé à celui des Birkenwald.


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(photo Chritia)

 

Le bonheur fut de courte durée car le jeune homme mourut après cinq mois de mariage la laissant veuve à 22 ans. Elle partit rejoindre sa belle famille en Italie du Nord et se fiança à nouveau…  Elle mourut subitement à 24 ans le 6 février 1804, un médecin de ses admirateurs fut soupçonné de l'avoir empoisonnée, par jalousie, en lui offrant un bouquet de violettes…

 

Pour la petite histoire, l’identité du fiancé de Fanny resta longtemps inconnue. Deux toiles de François Xavier Fabre, dérobées durant la guerre 39-45, furent récemment retrouvées. L'une d'elles montre Fanny près de la tombe de son mari, retenue de le rejoindre par Cupidon. La seconde montre le fiancé, fort marri de la mort de sa belle, se désolant sur sa tombe… Aucun doute, le fiancé n'était autre que Luigi, le petit frère du mari défunt.


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(catalogue en ligne Artvalue.com)

Sautons presque un siècle et arrivons à Charles de Foucauld : à la mort de ses parents, il fut accueilli et élevé par la famille Latouche. Ses vingt ans ne furent pas sans heurts et il dut même être mis sous tutorat financier : le brave jeune homme prêtait de l'argent et falsifiait les reconnaissances de dette prétendant leur remboursement. Devenu officier puis religieux trappiste, il s’installa ermite missionnaire au Sahara. Il mourut tragiquement assassiné en 1916 dans son ermitage de Tamanrasset. Un procès en béatification fut ouvert mais n’aboutit pas (voir note en bas de page) car il semble que Charles était encore agent de renseignement pour la France en ce temps-là et que son meurtre n'aurait rien à voir avec la propagation de la Foi.

 

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(document Wikipedia)

 

Mais il suffit pour l'histoire. Je vous entends déjà scander : l'intérieur ! l'intérieur !

Eh bien ouvrez vos yeux !

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Nous entrons…

 

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A l'entrée même nous voyons un superbe escalier de pierre en colimaçon dont la particularité réside en l'absence de colonne centrale. On admire la dextérité des artisans d'antan.

 
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La voici enfin  la salle des Gardes tant attendue, inchangée depuis des siècles, malheureusement dépouillée par la guerre de ses armures rutilantes et des ses tapisseries murales et là-bas, oui  à droite, tout au bout, cette porte cachée par un rideau, oui celle-ci vous la voyez, elle mène semble-t-il vers une cave anodine… Eh bien, c'est là qu'il débute ce fameux souterrain ! Je le tiens de la bouche même de Madame de La Brunière. Bien sûr il est condamné et je vous demande de ne pas aller creuser dans le jardin car je suis sûre que madame la châtelaine n'apprécierait pas du tout une telle démonstration d'enthousiasme.


https://static.blog4ever.com/2013/12/760037/Birkenwald-12.jpg  https://static.blog4ever.com/2013/12/760037/Birkenwald-13.jpg

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On retrouve dans cette salle les armes déjà mentionnées dans Le Bracelet de Vermeil,

 

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d'azur au chevron d'argent,

dans le haut de l'écu à deux pommes de pin d'or, tigées de même, inclinées de chaque côté

 et dans le bas, à un ours marchant d'or

 

et on les retrouve aussi dans l'église, en couleurs cette fois, comme vous pouvez le voir.

 

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Nous sommes ensuite montés au premier étage. Vous ne verrez pas de photos car ce sont des appartements de réception privés et la châtelaine nous a priés de ne point en prendre. Mais sachez que toutes les pièces sont ornées de stucs et que les portraits des habitants successifs du château recouvrent les murs du grand couloir qui mène aux terrasses. Ces terrasses sont en lieu et place des chapiteaux des tours et la vue sur le jardin est superbe.

 

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(document en ligne chateaudebirkenwald.fr)

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En fait, il y a bien longtemps, un pont-levis arrivait entre les deux tours. On peut encore voir les portes ouvragées en grès rose, maintenant condamnées, mais dont les sculptures sont remarquablement conservées.


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Dans la pièce opposée, on retrouve les portraits de Monsieur et Madame de Latouche, père et mère de l'actuelle châtelaine, et une superbe reproduction des tableaux cités plus haut représentant l'un Fanny et l'autre Luigi Grimaldi. Constatant avec plaisir notre émotion, Madame de  La Brunière nous proposa de visiter le second étage, normalement interdit puisqu'il regroupe les appartements très privés. Nous y vîmes un décor boisé typiquement alsacien et toutes les pièces rénovées fort élégamment en petites chambres individuelles.

 

Nous sommes alors redescendus dans la cour du château, des étoiles pleins les yeux… Les anecdotes n'avaient point manqué et l'une de mes préférées, vous le comprendrez, concerne le grand Cri-Cri.

 

Le grand Cri-Cri était un officier très autoritaire de la fin des années 30 et le père de Madame de La Brunière servait sous ses ordres. C’est tout juste s’il ne décrétait pas à quel moment il convenait que ces messieurs soulageassent leur vessie (Madame de La Brunière possède un langage très fleuri). Il aimait à se promener après le souper, alors qu'il gelait à pierre fendre, prétextant, pour obliger ses officiers, de la valeur curative de cette marche. Puis un jour il cessa de se promener. Il faut savoir que le verglas peut être traître et que le grand Cri-Cri l’avait appris à ses dépens en s’étalant de tout son long.

 

Cet officier, inconnu à l'époque, était le colonel Charles de Gaulle.

 

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(document en ligne  "Fondation Charles de Gaulle")

 


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Ce château a une belle histoire. Il a su aussi compter dans l'Histoire : Birkenwald fut le premier village d'Alsace libéré par le Général Leclerc qui y résida la nuit du 21 novembre 1944 et y reçut la reddition (dans une pièce du premier étage transformée en bureau) d'un général allemand qui avait largement profité de l'hospitalité alsacienne lors de ses descentes dans la cave…

 

Oh, j'allais oublier les fantômes… Madame de La Brunière nous a affirmé qu'on avait vu la Dame Blanche à l'une des fenêtres et que certaines manifestations étranges avaient eu lieu. Des vêtements tombant soudainement des cintres, par exemple…  Souvenez-vous de la tour murée où était enfermée la sorcière. Au village, on disait que la personne qui oserait ouvrir la tour mourrait dans l'année. Monsieur de Latouche, qui ne l'entendait pas de cette oreille, alla solliciter ces Messieurs des Beaux Arts car aucun maçon du pays ne voulait faire le travail. En janvier 1963 il fit ouvrir la tour. Me croira qui voudra mais en décembre 1963, il mourut de crises cardiaques à répétition. Quatorze fois, on le réanima,  mais la négligence d'une infirmière lui fut fatale. Le lendemain, le Garde du château, monsieur Joseph Klein (eh oui, le "Joseph" du roman), bien qu'il ne répondait habituellement jamais au téléphone (Madame de La Brunière nous précise qu’il fallait lui télégraphier pour le prévenir qu'on allait téléphoner) répondit ce jour-là à la première sonnerie, à 7h30 du matin : la nuit n'avait pas été calme pour lui et son épouse. La chambre de Monsieur de Latouche avait été agitée. Bien qu'il n'y ait eu ni vent ni pluie, les volets claquèrent et des bruits de cataracte d'eau se firent entendre. Joseph et Marie montèrent donc à plusieurs reprises durant la nuit pour s'apercevoir que tout était en ordre. Il savait qu’un malheur était survenu et attendait donc près du téléphone…


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Après nous être confondus en remerciements, nous quittâmes Madame de La Brunière pour un tour du photographe (on est gentils, on a pensé à vous) et prîmes un café bien mérité à l'hôtel : la visite avait duré 1h30, elle aurait pu en durer dix tant la narration avait été captivante. Nous sommes bien sûr passés au cimetière saluer la mère de Fanny qui y est enterrée et sommes montés au rocher de Dabo pour quelques photos.


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https://static.blog4ever.com/2013/12/760037/Birkenwald-23.JPG  https://static.blog4ever.com/2013/12/760037/Birkenwald-23b.jpg

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https://static.blog4ever.com/2013/12/760037/Birkenwald-25.jpg    https://static.blog4ever.com/2013/12/760037/Birkenwald-26.jpg


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En fin de journée, nous sommes revenus à l'hôtel afin de nous remettre de nos émotions devant une bonne bière pour Pierre et un café (je suis sage moi) accompagné d'une succulente part de tarte aux quetsches pour ma part. Puis vint l'heure du départ et je quittai, avec je l'admets un petit pincement au cœur, le beau village de Birkenwald sans oublier de murmurer au passage :

 

"Au revoir Eric, au revoir Christian, qui sait… peut-être à l'année prochaine…"

 

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Ainsi se termine le reportage de Chritia et Pierre.

Mais si vous souhaitez en savoir plus sur l'histoire, les propriétaires successifs
et même sur les événements fantomatiques (?) du château
N'hésitez pas : cliquez ici

 

                                                             

 

Ces propos ont été tenus en septembre 2003. A cette date, le procès en béatification qui avait été ouvert en 1927 n'avait pas abouti. Déclaré Vénérable par Jean-Paul II le 24 avril 2001, Charles de Foucauld est crédité en 2004 d'une guérison miraculeuse survenue en 1984 sur une malade italienne qui avait prié son intercession. Il a été béatifié par le pape Benoît XVI le 13 novembre 2005.

 

 



21/02/2019